SETCa Brabant Wallon > News > COMMUNIQUER DE PRESSE : FRONT COMMUN SOCIO CULTUREL

Communiqué de presse:

 

Le front commun socio-culturel exige la libération du militant syndical

Mounir Tahri et de Jihed Cheikhe, détenus au centre fermé 127 bis

 

Le front commun syndical du secteur socio-culturel dénonce l’arrestation

de sept sans-papiers vendredi dernier dans les locaux de l'asbl Globe Aroma

et les moyens inadmissibles mis en place dans le cadre

de cette arrestation sauvage.

Ces actes sont une attaque frontale au droit des structures associatives

et culturelles à mettre en place une culture qui promeut l’émancipation

et le partage des citoyens. Nous ne pouvons accepter cela.

Parmi les sept sans-papiers arrêtés, figure Mounir Tahri,

un militant syndical très actif depuis de nombreuses années au sein

de la CSC-Bruxelles. Il se trouve aujourd’hui au Centre fermé 127 bis

avec Jihed Cheikhe, un artiste peintre mauritanien.

Tous les deux risquent l’expulsion. Arrivé en Belgique en 2006,

Mounir Tahri a travaillé entre juin 2008 et décembre 2012 pour une société

sous-traitante dans le secteur du nettoyage pour le Foyer anderlechtois.

Il a introduit un dossier de régularisation dans le cadre de la procédure de 2009

et a reçu une réponse positive de l’Office des Étrangers en décembre 2011.

Son employeur a profité des failles de la législation pour l’exploiter

et le faire travailler dans des conditions non-conforme de notre législation sociale.

Mounir Tahri en a fait les frais et a perdu la possibilité de régulariser son séjour.

La CSC a introduit un dossier pour exploitation économique qui est toujours en cours

devant le tribunal du travail.

Il est inacceptable qu’une démocratie puisse expulser une personne

dont le dossier est toujours ouvert devant un tribunal.

Le front commun socio-culturel demande la libération immédiate

de Mounir Tahri et Jihed Cheikhe.

Ensemble, nous empêcherons ce gouvernement de mener ces politiques

de menaces et pression sur la société civile et de traque aux migrant(e)s.

Pour pouvoir exercer leurs missions (notamment en termes de cohésion sociale),

les acteurs associatifs, syndicaux, culturels et sociaux doivent pouvoir bénéficier

de la confiance du public bénéficiaire ; confiance dont ils sont privés lorsque

des interventions de ce genre se produisent.

Des contrôles d’identité de ce type sont incompatibles avec les valeurs défendues

dans le monde non-marchand.

Pour les mêmes raisons, nous refusons que des lieux culturels fassent

l’objet de contrôles arbitraires pour des motifs non-précisés et non-identifiables.

Nous ne remettons pas en question la possibilité d’effectuer un contrôle administratif

quant au respect des normes imposées aux ASBL ; mais ces contrôles doivent

avoir pour objet l’association, et en aucun cas son public !